“I am the passenger and I ride and I ride
I ride through the city's backsides
I see the stars come out of the sky
Yeah, the bright and hollow sky
You know it looks so good tonight”
Iggy Pop / « The Passenger » 1977.
Samedi 23 Janvier , Direction Plounéour-Trez, Les Hespérides, pour l'anniversaire des 30 ans du lieu ! Depuis tout ce temps il en est passé du « beau monde » aux Hespés comme en témoigne tous les noms inscrit sur l'un des murs des loges et la liste sur le site http://www.hespes.com/ à la rubrique - / ils sont passés par là / -
Ce samedi je me fais une joie de re-voir les amis de THE BLUEBERRIES http://www.myspace.com/theblueberries pour une prestation live dont ils ont le secret ! Je retrouve toute la troupe au restaurant . Ambiance détendue juste ce qu'il faut .
Les BLUEBERRIES "ouvrent le bal " .La montée sur scène est prévue à 22h45 . On à pas mal de temps à tuer! J'en profite pour saluer quelques connaissances et les parents de Thomas qui ont fait le déplacement ! Je traîne en coulisses mais je quitte bien vite les loges un peu bondées est passablement enfumées pour jeter un oeil sur la salle . La scène est plutôt haute , capacité de 400 places , coin bar sur la droite. A l'heure dite , les BLUBERRIES sont en place ! Ça démarre direct comme à l'accoutumée ! Les rangs sont clairsemés et malgré les invectives de Thomas le public en devant de scène n'est pas des plus compact !! La faute en incombe surtout, selon moi, à la configuration des lieux qui associent de manière un peu bâtarde des activités bar-concert et espace DJ sur une surface des plus restreinte . Je veux bien croire que chacun doit y trouver son compte ( et je ne parle pas que de compte bancaire- il faut bien faire marcher le commerce !) Mais programmer des concerts tout en ayant simmultanément un Dj qui mix de l'électro à fond durant les prestations des groupes fait preuve, à mon avis ,d'une impolitesse dès plus méprisable . Ce mélange des genres, outre la nuisance sonore occasionnée fait fit du plus élémentaire respect des artistes et de leur prestation !
Ceci dit les BLUEBERRIES assurent comme toujours ,mais l'on sent parfois, sinon un agacement, du moins une forme de gêne chez Thomas ,qui fait tout ce qu'il peut malgré des problèmes de son (sa voix est parfois noyée dans la masse) .Les intrusions sonores récurrentes et intempestives des Mix élecro n'arrangent rien à l'affaire ! Mais le groupe s'en sort plutôt bien pour le bonheurs des amis présents et du public qui semble apprécier !
En prime une nouvelle chanson que je trouve plutôt intéressante , oserais-je dire moins "ludiquement rock'n'roll" de prime abord! Plus introspective et mature ; en tout cas posée et calme ! Le set s'étire au delà d'une heure et les titres s'enchainent, percutants et bien en place : -Over and Over- Vicious Girl – Carpe Diem – etc...
La primeur d'une toute nouvelle chanson !
Le temps de saluer ma collègue Brigitte qui fait des photos en devant de scène (et que je perds de vue en cours de soirée); c'est le tour de LAZHAR ttp://www.myspace.com/lazharlegroupe de prendre le relai ! J'ai déjà eu l'occasion de voir le groupe notamment au Festival des Vieilles Charrues et aux Jeudis du Port mais ici l'atmosphère est plus intimiste.
LAZHAR c'est avant tout une affaire de famille deux frères et une soeur !Vincent au chant nous trimballe sa dégaine massive et enjouée de jeune François Hadji-Lazaro! Sa voix couplée à celle de la bassiste aux choeurs, tranche avec son physique imposant, par sa légèreté et ses notes aiguës ! Les compositions sont survoltée et toniques à la fois, avec cette touche un brin ludique qui n'enlève rien à l'énergie déployée ! Et le public ne s'y trompe pas ! Bien que je ne reste pas de bout en bout pour leur prestation j'apprécie beaucoup ! Socialisation oblige; j'accorde aussi du temps aux amis !! Je passe un plutôt bon moment, bien que je déplore cette confusion ambiante et ce public pas vraiment concerné qui papillonne d'un espace à l'autre ou qui reste incrusté au bar ! Le mélange des genres est parfois néfaste ! Pour certains(nes) la soirée est bien arrosée et ces concerts anniversaire semblent être un prétexte tout trouvé à beuverie du samedi soir en rase campagne , dans le style : « j'ai vu d' la lumière alors j'suis rentré » ! ( Il y aura des réveils difficiles ! ) Mais bon; ce fut l'occasion pour certains du moins, d'apprécier à sa juste valeur des groupes originaux à la stature prometteuse .
Samedi 16 Janvier, La Carène. Trois groupes au programme ! Comme je ne peux pas arriver très tôt ce soir là je viens surtout pour Rotor Jambreks ! Dommage car les groupes de début de soirée méritent le détour , J'entends à peine deux chansons de I Come From Pop ,que connaissais par ailleurs mais cela m'était un peu sorti de l'oreille, La voix du chanteur est plutôt déroutante et ne correspond pas de prime abord à son physique ( mais ça c'est pas vraiment un problème ) , douce et un brin androgyne dans l'aigue.Très pop !... I Com From Pop : CQFD ! Plus tard dans la soirée Je croise l'amie Karine encore sous le charme du groupe ! Un émerveillement ! Je la crois sur parole !
Changement de plateau entre deux groupe j'en profite pour saluer quelques connaissances ,,, le public est bien entendu très bresto-brestois et c'est tant mieux ! Tout le monde se connait et j'ai grand plaisir à revoir quelques têtes ! Raymond appareil photo à portée de main ! Quelques artistes et musiciens , Arnaud LeGouefflec, Robin Foster, les jeunes amis de LOS NAVAJOS, etc...
Je traine un peu et je zappe le début de NMENOTECHNIC , Le groupe est constitué de transfuges de SAVATE (basse : Xavier Guillaumin ; Anthony-Medhi Affari : batterie) dont j'ai suivis les péripéties dans un passé pas si lointain et d’Arnaud Kermarrec Tortorici ( guitare et chant c’est lui) , épaulé également à la guitare par Damien Bascoulard . Musicalement ça sonne un peu comme SAVATE tout en ayant sa propre personnalité et sensibilité.
Le chant fait aussi toute la différence ! Je dois dire que j'apprécie même si le côté un peu frénétique et haché des compositions impose une approche moins immédiate que celle d'une petite chanson pop proprette !le chanteur à aussi une voix et surtout une manière de chanter très réminiscente du début des 80's ( dans le bon sens du terme) avec un sérieux , voire une certaine douleur dans le chant , tranché et sentencieux !
Deuxième pose ! Le public est plus nombreux à mesure que le temps passe ! Je retrouve encore quelques connaissances ! Mais il est déjà l'heure du Rotor Show Deluxe , Je me place au balcon pour avoir du moins au début du concert une vue d'ensemble tant la formation est cette fois conséquente ! ( c'était prévu ! Et ils sont sept sur scène ) Les cuivres sont de sortis , une belle section avec trompette; saxo et trombone à coulisse ! Dans les coulisses justement, ça s'affaire et le spectacle promet d'être à la hauteur !
Rotor Guitar Hero !
Il neige mais l'ambiance est toujours aussi torride !!!!
NOIR...
& BLANC ....
Un bassiste sur la gauche de la scène (on reconnaît un acolyte de Mister Robin Foster membre de Never Meet Your Heros ) une choriste à droite ... au centre trône la batterie de Rotor himself entourée d'une impeccable section de cuivre disposée à l'ancienne derrière de somptueux pupitres gris noir ornés de lettres d'or (initiales RJ) façon Glenn Miller , Benny Goodman réunis ! Mais déjà le concert débute...La basse s'active et la choriste manie le tambourin avec fougue !!! Les cuivres sont en place Rotor peut apparaître ! Ça balance ; ça swing ! C'est parti ! Il y a de l'ampleur de la stature !Ce soir ont fait dans le grandiose !
L'on retrouve le brio des titres studios de l'album « Start the Rotor » grâce à la présence des cuivres et des choeurs ! Le public est conquis d'office ! Ça brille de partout !
On fait briller les cuivres ! ( cette blague est vraiment trombonne !)
Blue Moon !
Rotor nous la joue « classieux » comme aurait dit Gainsbourg ! Encore plus élégant que d'habitude il nous fait dans le dress code Blach & White pour un show haut en couleurs ! Costume noir pour la première partie du spectacle, tout de blanc vêtu pour les rappels !!! Moi qui aime ce côté « changement de costume » ( on est pas « fan » de Bowie pour rien ) je suis ravi ! Et le public aussi ! Tout participe de cette belle ambiance : la qualité de la musique, la mise en scène ( une résidence c'est pas des vacances les gars ! ) et les petits bonus : tour de magie en prime et tempête de neige-confetti-blanc qui crée la surprise et réveille les émerveillements de l'enfance ! On est véritablement au spectacle !
A en croire les commentaires du public en sortie de salle Rotor à fait l'unanimité et c'est amplement mérité !
Aftershow :
le temps des dédicaces !!
Les prochains spectacles seront-ils de cet acabit !? Quoi qu'il en soit, seul ou en groupe Mister Rotor à toute notre estime : on répondra présent ... « For The Real Rock'N'Roll » pour sûr !!
2010 se profile déjà à l'horizon alors pour faire fi de toute nostalgie et anticiper cette année à venir sans trop parler de ce qui n'est plus et de ce qui n'est pas encore ( ça va vous me suivez!) par un petit tour de passe passe faisons simplement une sorte de « retour vers le futur », car 2010 s'annonce riche en évènements musicaux ( entre autres) tant au niveau local , que national voire international (tant qu'on y est !) , J'ai déjà coché dans mon agenda quelques dates et venues d'artistes à ne pas manquer !
à peine sorti de sa résidence à la Carène nous livrera une prestation inhabituelle ( pour quelqu'un qui se produit seul sur scène) car il sera épaulé par un groupe digne de ce nom renforcé notamment par une section de cuivre !
Rotor is back !
Dans la foulée les jeunes amis The Blueberries auront eux aussi sortis leur tout premier album qui promet d'être à la hauteur de leur ambition et de leur talent ! J'ai hâte d'écouter attentivement les titres que je ne connais qu'en live ou en versions démo ( non masterisés!) Une pierre de plus sur leur « Yellow brick road » qui les mènera je l'espère au pays de tous les possibles ! Ce sera aussi l'occasion de les revoir sur scène pour une probable petite tournée promo !
Thomas - Over and Over...
La programmation de la Carène n'est pas en reste avec la venue de THE BELLERAYS ou THE NITS en Février sans oublier la traditionnelle Foire aux disques de Fréquence Mutine !! Il y aura sans doute aussi plein de choses intéressantes à voir et écouter du Black Label Café au Cube à Ressort en passant par le Vauban ...
Le Vauban justement ou l'association Mémo ( merci Yvon !) invite une petite légende et un artiste de talent en la personne de RUFUS WAINWIRGHT !! Qui viendra seul au piano enchanter cette soirée du 5 Mai qui promet d'être unique et certainement inoubliable ! Rufus est un artiste que je suis depuis quelques années je ne manque jamais de jeter un oeil et surtout une oreille sur son travail depuis ses tous premiers albums et notamment le fabuleux « Poses », Ce sera l'occassion pour moi de le voir enfin en live dans ce cadre familier et intimiste du Cabaret Vauban où la soirée sera propice à une belle rencontre à n'en pas douter !
Glam for ever !
Les amis de JOHNNY FRENCHMAN & THE ROASTBEEFS http://www.myspace.com/johnnyfrenchmanroastbeefs seront aussi de la fête en cette année 2010 avec quelques dates à ne pas manquer aux quatres coins de Brest !
Dans mon panthéon personnel il y a un artiste qui compte au plus haut point ( mais est-il besoin de le préciser !) un artiste unique et original qui depuis la fin des années 60' n'a cessé de nous livrer des chansons qui sont devenus autant d'hymnes et de références à travers des prestations scéniques sauvages et chamaniques que l'âge ne semble nullement affaiblir ! Cet artiste c'est bien entendu IGGY POP ! IGGY POP qui nous revient en France avec les STOOGES et une fois de plus en terre bretonne !!! Les STOOGES sans le regretté RON ASHERTON qui nous a malheureusement quitté remplacé par JAMES WILLIAMSON .Pas moins ! Comme quoi l'adage populaire à chaque chose malheur est bon y trouve son compte ! IGGY revient donc tout près de chez moi à Quimper ! Au vue de la prestation récente au Brésil ( avec dans la set list des titres comme « Kill City »- « Five Foot One » ou l'instrumental « Night Theme » ...) je suis dans les meilleures dispositions du monde pour assister à quelques uns des concerts des « STOOGES » en France et peut- être même à Londres où il est prévu qu'Iggy et sa troupe nous re- jouent tout l'album « Raw POwer » en live ! Un pur rêve ! L'occasion ici de commencer l'année par un petit regard porté au fils des ans sur cet artiste exemplaire avec l'aide de quelques photos comme autant de traces , un brin nostalgiques, de moments bien rock'n'roll glanés à travers la France et l'Europe avec toute l'énergie de la passion pour un artiste et un art qui n'arrêteront jamais; du moins j'ose l'espérer, sinon de m'émouvoir, du moins de me rendre chaque jour un peu plus vivant !!
Saint-Nolff Septembre 2008
Belga Beach Festival - Belgique - Juillet 1994
Le Zénith - Paris 2006
Salutation et geste d'un triomphe mérité !
Rouen ! La prise de l'Armada !!
Rock'n'Roll attitude !
Elégance et décontraction
Mai 2009- belle rencontre avec l'artiste à Paris à la FNAC St-Lazare . (Cf Archives du blog de Juillet) Une autre occasion de croiser Iggy en dehors de la scène . Comme j'ai pu le constater encore une fois avec notament ce moment unique et privilégié que fut la conférence de presse de préliminaire en France à laquelle j'ai également eu l'immense joie d'assister , Iggy est affable et avenant d'une belle prestance malgré les ans faisant preuve à chaque fois d'un réél intérêt pour les personnes , prévenant , poli ; d'une intelligence remarquable , d'une richesse et d'ouverture d'esprit qui le rendent libre , humain et terriblement touchant !
Introspection !
Pour conclure un petit texte écrit en 2006 - Tout est dans le titre ! :
STOOGES POWER
Depuis pratiquement 40 ans , tout à été dit ou presque sur les prestations du sieur James Osterberg alias Iggy Pop, en positif comme en négatif, mais toujours en superlatif!Car Iggy ne fait jamais dans la demi-mesure; il est franc du collier, il y va à fond et donne tout tout de suite. Assister à un concert d'Iggy Pop reste une expérience unique où, même si ça roule et s'enchaîne sans temps mort, l'imprévu rôde et menace, Tout peut arriver... et tout arrive ! Iggy se jette littéralement à corps perdu dans son public et dans son art ... agissant à la fois comme un diffuseur et catalyseur d'une énergie vitale qui palpite et s'éveille, plus intense et précise, sous les impulsions sonores. En shaman déchaîné, il exhorte le public à mort pour le rendre plus vivant , pour être plus vivant. Ses textes, simples mais pas simplistes, sont comme autant d'incantations, de sorts lancés, de révélations; parlant de solitude, de rages adolescentes, d'humanité et d'amour... de besoin d'amour... Iggy enrage, exulte! Ce révolté de la vie, cet écorché vif ( encore une fois au sens propre!) prend à bras le corps, affronte et triture notre petite existence humaine jusqu'à en faire sortir une poésie violente mais douce, désespérée et faussement naîve ; essentielle. Oui , Iggy touche à l'essentiel! Sans fioriture, il se met à nu ( véritablement) il trace sa route, sûr de son bon droit, et touche en plein coeur les plus endurcis. Il faut vivre au moins une fois cette frénésie collective qui vibre et s'étend du premier rang au tout dernier spectateur ; le « rush » de ceux qui soudain veulent entendre et voir l'animal au plus près, en fendant la foule avec détermination... cet assaut de la scène par des dizaines de « fans » en transe, dansant, sautant, heureux, éblouis et passablement étonnés de se trouver là, face à l'idole, chantant avec lui sur « Real cool time » et « No Fun », le touchant, l'enlaçant même, comme pour s'assurer qu'il est bien réel, l'embrassant en un geste ultime en retour de toute cette joie partagée; avant de replonger dans cette mer humaine de bord de scène qui n'a cessé de se mouvoir en vagues compactes et puissantes pour mieux rythmer les déferlantes soniques du groupe. Et quand le groupe s'appelle les « Stooges », le doute n'est plus permis : on a affaire à quelque chose d'unique, Par delà la reformation actuelle, fis de toutes considération! On retient simplement l'efficacité du combo tout juste épaulé par le saxo tour à tour et tout à la fois enjôleur et tueur de Steve MacKay; le rythme et le tempo primitif dépouillé, parlant aux sens et au coeur, faisant vibrer l'âme d'une vie originelle;. tribale, comme un paradis retrouvé...
Iggy se démène, s'acharne pour atteindre cette vérité salvatrice; en se sauvant, il nous sauve aussi et nous l'en remercions. Et même si l'on jure de ne plus se laisser prendre, quand retentissent les accords lourds et lents, riches d'un chaos futur de « I wanna be your dog » et que la chair de poule s'étend à tout le corps, on se dit encore une fois qu'Iggy est le plus fort ! « God bless the Stooges! ».
Samedi 12 Décembre . le dernier numéro en date de la revue musicale brestoise « Mazout » sort aujourd’hui même. Soirée de lancement prévue au bar Le Comix avec toute l’équipe ! Discussion autour d’un verre et musique d’ambiance garantie 100% glam !
Le magazine papier est disponible dans toute les bonnes drogueries brestoises ; à commencer par l’Oreille Kc chez l’ami Yann !La version électronique est téléchargeable sur le site du magazine http://mazoutlezine.free.fr/ (anciens numéros compris ) et pour les recherche historique il y a même un archivage en cours à la Bibliothèque d’Etude ( rendez-vous dans vingt ans !) .
Le magazine est fidèle à son image et je dirais même qu'il s'améliore ! La mise en page est toujours aussi classique et extrêmement lisible ( les plus jeunes vont vraissemblablement la trouver vieillotte ! ) Mais, il y en a marre des revues à la composition , au graphisme internet; aux maquettes écran façon hypertexte où le mélange des genres et d'ingrédients disparates n'aboutie qu'à la livraison d'une daube indigeste !Ici c'est de la vraie lecture pas du clicage ! Les fidèles rédacteurs sont toujours à bord ! De Cat The Cat à Christophe Abolivier et Philippe Stourm en passant par votre serviteur !Côté images on peu y voir quelques unes de mes photos et celles toujours remarquables de l'ami Raymond Le Menn http://www.myspace.com/rlm58! Sans oublier Tibou au graphisme et à la direction artistique sous la férule du rédacteur en chef Olivier Polard himself !
Petit bémol toutefois en ce qui concerne mon texte intitulé Wham Blam Thank You Glamportrait du glam en David Bowie. OLivier débordé par des taches multiples et variées à transmis à l'impression la version non définitive et en voie de correction ( il a d'ailleur lui même grandement expurgé ma prose par trop littéraire pour recentrer le propos et le rendre plus efficace ; je l'en remercie d'ailleurs grandement) Quoi qu'il en soit, suite à certaines coupes quelques quiproquo, erreurs et autres maladresses sont visibles dans le texte imprimé ( si ça ne vous saute pas au yeux c'est tant mieux ) ! Je soumets tout de même à votre appréciation le texte définitif qui aurait du paraitre comme suit :
Magnifique portrait "Glam" Bowie et Twiggy ( the wonder kind) par Justin De Villeneure pour la pochette de "Pin-Ups" !
WHAM BAM THANK YOU GLAM ! Portrait du glam en David Bowie
L'histoire de la musique moderne est jalonnée d'image fortes, emblématiques, fondatrices. Celle de Bowie dans le chatoyant courant glam des 70's en fait partie. Emission « Top Of The Pop », juillet 1972. Apparition (au sens littéral) des Spiders From Mars à la TV britannique à une heure de grande écoute ! Le jeune Ziggy Bowie choque la vieille garde victorienne et impressionne les esprits des « teenny boopers » de manière indélébile. Lui qui attend son heure telle une araignée de Mars bien calée au centre d'une toile scintillante, plante la graine, sinon d'un mouvement, du moins d'une esthétique, voire d'une éthique, qui marque irrémédiablement la musique et les modes en vigueur en ces heures encore sombres des années post-hippy ! Cette émission reste pour beaucoup une petite madeleine de Proust au délicieux goût d'interdit. Car Ziggy y annonce la modernité. En cela, il emboite le pas à son ami-rival Marc Bolan et accélère bientôt la foulée pour le distancer à grandes renfort de platform boots de sept lieux. Pour l'anecdote, en 2002, au Meltdow Festival de Londres, j'ai vu Bowie re-chaussé de ses fameuses boots Ziggy rouge et noire, et croyez moi, ça c'est de la godasse, effet garanti ! Son personnage va engendrer une descendance incalculable et prospère qui ne se limitera pas au seul espace du glam ! Bowie a toujours cité l'influence d'artistes comme Little Richard ou Chuck Berry (voir les reprises de « Round And Round » et « Almost Grown »). Le personnage de Ziggy Stardust lui même est ouvertement inspiré par Vince Taylor. Il suffit aussi de tendre l'oreille aux envolées rock’n’rolliennes de Mick Ronson pour se persuader que ce glam là est dans la pure tradition du rock façon teddy boys. A y regarder de plus près, Bowie n'a jamais fait autre chose que du Bowie. C'est bien là sa force et sa spécificité. Bien sûr, certains ne se priveront pas de le taxer de vampirisme et que sais-je encore ? Ce qu'il faut retenir de ce génial manipulateur et récupérateur d'idées, c'est le talent, la force de son impact artistique. Le Bowie glam préfigure les courants new wave , punk et gothique ! En 1973, Bowie devient Aladdin Sane et impose une imagerie atypique et très personnelle. La superbe pochette iconique de l'album éponyme, véritable éclair de Génie, fixe l'image d'un Bowie statufié et le porte au pinacle d'un mouvement duquel il s'éloigne déjà. Cet éclair annonce un orage salvateur. Les cieux s'assombrissent mais demeurent d'une étrange beauté ! La mutation s'achève au détour du concept album « Diamond Dogs », un titre qui à défaut de poudre pailletée nous met du strass aux yeux… Macabre et apocalyptique, « Diamond Dogs » (pour qui sonne le glam !) est un disque futuriste et totalitaire, inspiré des oeuvres d'Orwel et Williams Burroughs. Album à la beauté obscure. L’œuvre de Bowie incite à une rêverie nostalgique, un retour vers l’époque dorée où maquillage et costumes extravagants mettaient étrangement en valeur la richesse des âmes. Sa « période glam » est parsemée de pépites incomparables. A l'écoute de merveilleuse chansons telles que « Soul love », « Lady Grinning Soul » ou « Rebel Rebel », c'est tout un univers qui nous emporte ! La sophistication des cuivres, les glissando d'un piano fou égrainant des mélodies précieuses, tout cela encadré de guitares et de choeurs archangéliques d’où la voix de Bowie s'élève. Sentencieuse et définitive. Bowie en ange du bizarre nous a ouvert toutes grandes les portes d’un monde où nous pouvons être des « héros » (même pour une journée), un envers du décor devenant décor lui même ! Maintenant que ce temps est révolu, la lumière des astres morts nous éblouie et témoigne avec force du grand cirque improbable et hétéro-clite (sic !) du glam ! Des décennies après, ces mélodies étranges et familières nous parviennent et nous guident encore en ces chemins de traverse. Lorsque Bowie lui même s'en sera allé, il restera à jamais aux oreilles de ceux qui savent écouter. Cette petite musique de nuit, ces paroles murmurées au coin d'une rue de Londres, aux lueurs électriques du soir, près d'une cabine téléphonique à la Doctor Who. Mélodies douces et entêtantes, à peine audibles, mais bien présentes. Juste comme Ziggy jouait de la guitare.
Voici donc l'erreur réparée.Toute modestie mise à part je me considère sinon comme un spécialiste de Bowie du moins comme un grand amateur de son oeuvre ( pour faire bref, Bowie représente 30 ans de ma vie ! Ce qui entre nous ; veut tout et rien dire ! ) Mais je m'en serais voulu et cette petite anichroche se devait d'être rattrapée.
Maintenant nous voilà fin prêt pour trinquer à l'avènement de ce dernier numéro "haut en couleur" ! Rendez vous au prochain !
Samedi 5 décembre 16h pile , Comme prévu Isabelle Tortorici et Loïc m' attendent dans le hall de la bibliothèque, Rotor doit nous rejoindre un peu plus tard . Pour l'heure nous avons convenu de monter et stocker le matériel à l'étage en attendant la fermeture à 17h; pour commencer à configurer la salle, faire les balances et les derniers réglages avant le spectacle prévu à 19h, L'on transporte non sans mal ,le lourd matériel ( les retours pèsent une tonne!!!) . Didier le collègue de la logistique nous donne un coup de main bienvenue et en profite pour me laisser toutes les contacts et directives nécessaires en cas de problèmes de dernières minutes! 17h le public ( essentiellement des étudiants) quittent la grande salle ! J'en profite pour faire une annonce de vive voix pour le spectacle ! La motivation ne semble pas de mise ! Partiels ??? La place libérée , on se met aussitôt au travail , Avec l'aide des collègues Claire, Manoussos et Eflamm ont s'activent à déplacer les grandes tables au fond de la salle , En les renversant l'une sur l'autre l'on gagne un espace considérable et l'on peut dès lors placer les chaises,(une bonne soixantaine pour commencer) .
Elisabeth , Loïc et Rotor ne sont pas en reste et installent eux aussi leur matériel ! Je donne un coup de main à Rotor pour monter le fond de scène : grand drap noir avec mention « Rotor Jambreks » stylisée !!! L'écran est en place, je vais chercher une table , on dispose le globe lumineux et quelques accessoires, Les projecteurs sont branchés et orientés ! Deux hallogènes vont éclairer juste ce qu'il faut le reste de la salle ! Les balances peuvent commencer ! La configuration particulière du lieu ( plafond très haut !) donne un retour de graves assez étrange ! Mais Loïc connait son affaire et tout va pour le mieux ! Sauf un petit soucis technique avec le vidéo projecteur , le notre ne semble pas compatible avec l'ordinateur de Rotor et ne reconnaît pas le signal! Moment de panique ! Elisabeth file chercher du matériel à la Carène ! Problème résolu ! Au niveau de timing on est raccord et tout s'enchaîne comme prévu , 18h45 quelques personnes attendent l'ouverture des portes ,A l'heure dite les spectateurs investissent la salle,Les fauteuils trouvent rapidement preneur , l'on rajoute une double rangée !!! Je salue Yann Quéféléant http://www.myspace.com/yannqueffeleant qui est venue en famille , les amis de Mutine http://www.frequencemutine.net/, Gwendal LeMercier http://gwen-crea.blogspot.com/et toute la troupe ( Clervy, Alban) j'aperçois aussi un membre du groupe Van Der Sar http://www.myspace.com/vandersarvandersar et un acolythe de Robin Foster http://www.myspace.com/wantedmanspace en goguette,,, Il a quelques enfants ; certains s'installent confortablement par terre sur la moquette en devant de scène !
La conférence peut débuter ! D'office et de but en blanc Rotor gratifie tous les participants du diplôme de la fameuse « Rotor Jambreks University »!
Présentation de l'homme himself par lui même ( on n'est jamais si bien servi !) et le cours commence : Le petit test ( comment reconnaître à coup sur un chanteur de rock !) ,La découverte des courants musicaux fondateurs du rock le BOOGGIE WOOGIE – RYTHME & BLUE etc,,, avec illustration en direct live à l'appui par notre homme orchestre ! Les standards sont repris avec talent et passion, Je dois dire qu'entendre des titres comme « Sixty minute man », « I'm so lonesome I could cry » ou « Blue Suede Shoes » joués dans une salle de lecture habituellement plongée dans un silence religieux est assez jubilatoire à mon goût par le décalage engendré ! Vive le rock !!! (comme chantait Adam Ant dans les années 80 !)
Le public participe en répondant de manière spontanée et parfois involontairement humoristique aux question du professeur Rotor ( les enfants ne sont d'ailleurs pas en reste et ne se font pas prié !) ,Tout le monde joue le jeu !Le postulat de départ : « La conférence sur l'histoire du rock » est scrupuleusement respecté . Le cadre de la bibliothèque étant aussi là pour nous rappeler la solennité du propos ! Rotor à effectué de véritables recherches historiques et sa conférence malgré les bons mots, les gags visuels et autres digressions est totalement basée sur des faits vérifiables et 100% véridiques ( Very Dick comme le titre d'une compilation de Dick Rivers !!!).
Le spectacle monté dans le cadre d'un partenariat avec la Carène : Rotot Jambreks Deluxe (De Luxe comme le titre d'un album de Dick River !!!) est ; ce soir compris, à sa troisième représentation ! Les deux conférences initiales s'étant déroulées dans un cadre scolaire , il était très intéressant d'ouvrir le propos à un public plus large .
Le résultat après une heure de conférence-concert a totalement ravi le public ,Les commentaires étaient des plus élogieux parmis les spectateurs !Tous on eux le sentiment d'avoir passé un très agréable moment ! Didactique et divertissant ! Sans oublier l'aspect concert qui cassait le rythme à bon escient sans jamais déparer de l'ensemble ! Décidément encore une fois les absents auRotor !!!